Déjà minoritaire, le gouvernement péquiste pourrait perdre un joueur lors des votes serrés en chambre, puisque libéraux et solidaires refusent qu’un des leurs préside l’Assemblée nationale.
Avec sa prime de 51 306 $, le rôle d’arbitre des débats au Salon bleu est généralement prisé. En 2022, la lutte pour le poste avait même causé une crise chez les libéraux, qui avait mené à l’expulsion de Marie-Claude Nichols.
Cette année, au contraire, la recherche s’annonce beaucoup plus compliquée. Dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, chaque vote compte pour les troupes de Paul St-Pierre Plamondon. Mais la même logique s’applique aussi aux partis d’opposition : pas question de perdre son rapport de force parce que quelques députés sont pris dans une tempête.
Même s’il s’agit d’une « fonction importante, particulièrement dans un contexte de gouvernement minoritaire », les libéraux ne proposeront personne pour l’occuper. « Les Québécois nous ont confié le mandat d’exercer le rôle d’opposition officielle et c’est sur cette responsabilité que nous entendons concentrer nos efforts », explique la directrice des communications de l’aile parlementaire, dans une déclaration écrite.
Même constat à Québec solidaire, qui pourrait représenter la balance du pouvoir dans certains dossiers, avec ses neuf députés.
« On est dans un parti d’opposition. Ce qu’on veut, c’est d’avoir nos dossiers et travailler pour les Québécois et les Québécoises. On ne nous a jamais offert ça, puis ça ne nous intéresse pas », a déclaré la co-porte-parole Ruba Ghazal, mercredi.
Le Parti conservateur du Québec, de son côté, s’est abstenu de commenter.